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Bob Dylan, entre les sons du Blues et les ballades et la diction country, le sens du récit des plus grands guitaristes, au carrefour du rythm’n'blues originel et de la pop la plus nue.
Bob Dylan, entre les sons du Blues et les ballades et la diction country, le sens du récit des plus grands guitaristes, au carrefour du rythm’n'blues originel et de la pop la plus nue.
Disposer de la fiche du film, c’est pouvoir réfléchir sur le film, sur la vision que l’on retient, et puis explorer les autres films du cinéaste Wolfgang Becker.
Good bye Lenin ! brosse le tableau des absurdités attachantes de ce bloc de l’Est qui s’est fissuré en 1989, sous l’impulsion de Moscou, où Mikaïl Gorbatchev avait entamé la Pérestroïka. Derrière un fils profondément aimant, qui veut épargner à sa mère sortie d’un long coma le traumatisme de voir ses espoirs d’avenir radieux ruinés par la mort des idéologies staliniennes, se profile l’ombre d’un cinéaste qui refuse de condamner en bloc un régime moribond, sous lequel les gens ordinaires, tant bien que mal, brisés par la dictature, ont continué à vivre. Drôle et poignant, ce film reste une ode à la puissance des sentiments humains, au plus fort des drames de l’Histoire.
L’excellente émission Arrêt sur images propose chaque semaine un décryptage de l’actualité par des journalistes, ceux qui fabriquent l’actualité, images et commentaires. Un salutaire exercice de critique des médias, très accessible à qui suit un peu l’information à la télévision.
La musique électronique est une musique récente, dite « actuelle ». L’excellente émission Electron libre, sur France Inter, est disponible à l’écoute libre, et bientôt au podcasting.
A écouter !

Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l’homme sombre arriva
Au bas d’une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d’haleine
Lui dirent : -- Couchons-nous sur la terre, et dormons. -
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres
Il vit un œil tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l’ombre fixement.
- Je suis trop près, dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l’espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil. Il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
- Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. -
Et, comme il s’asseyait, il vit dans les cieux mornes
L’œil à la même place au fond de l’horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
- Cachez-moi, cria-t-il ; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regardaient trembler l’aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert profond :
Étends de ce côté la toile de la tente.
Et l’on développa la muraille flottante ;
Et, quand on l’eut fixée avec des poids de plomb :
Vous ne voyez plus rien ? dit Tsilla, l’enfant blond,
La fille de ses fils, douce comme l’aurore ;
Et Caïn répondit : -- Je vois cet œil encore !
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans les clairons et frappant des tambours,
Cria : -Je saurai bien construire une barrière.
Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit : -- Cet œil me regarde toujours !
Hénoch dit : -- Il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d’elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle.
Bâtissons une ville, et nous la fermerons.
Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
Pendant qu’il travaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d’Enos et les enfants de Seth ;
Et l’on crevait les yeux à quiconque passait ;
Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des nœuds de fer,
Et la ville semblait une ville d’enfer ;
L’ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
Ils donnèrent aux murs l’épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d’entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l’aïeul au centre en une tour de pierre.
Et lui restait lugubre et hagard. -- O mon père !
L’œil a-t-il disparu ? dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : -Non, il est toujours là.
Alors il dit : -- Je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. -
On fit donc une fosse, et Caïn dit : C’est bien !
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain,
L’œil était dans la tombe et regardait Caïn.
Image de la fuite et de la culpabilité, ce splendide poème de La légende des Siècles raconte le combat de deux frères, Abel & Caïn, et le poids du remords qui poursuit le vainqueur jusque dans la tombe.

Amiens et Reims, sans doute parmi les plus belles cathédrales du monde. A voir, à visiter, et à revisiter, pour la beauté, pour l’histoire, pour la mémoire de l’Humanité.

Représentation antique du Charon, céramiques grecques.

Derrière ce nu sculptural exemplaire, nous voici, spectateurs, embarqués dans un voyage qui nous mène inéluctablement sur l’autre rive du Styx, le havre de la mort. Un tableau spectaculaire, qui frappe l’imagination d’un spectateur impliqué dans le tableau, de par son point de vue.
Pierre Subleyras
Charon passant les ombres
vers 1735
huile sur toile
135 cm x 83 cm

L’excellent film australien, primé à Cannes, raconte les errances croisées de lycéens en proie à la confusion des sentiments.
Un film au montage captivant, qui maintient un vrai suspense de polar jusqu’aux dernières minutes. A voir.
Une très belle vidéo nous donne l’aperçu de la simplicité du chant.
Ach, ich fühl’s, es ist verschwunden,
Ewig hin der Liebe Glück !
Nimmer kommt ihr Wonnestunden
Meinem Herzen mehr zurück !
Sieh, Tamino diese Tränen
Fließen, Trauter, dir allein.
Fühlst du nicht der Liebe Sehnen,
Ah, je le sens, il s’est enfui
pour toujours le bonheur de l’amour !
Jamais plus vous ne reviendrez
heures bienheureuses dans mon coeur !
Vois, Tamino, vois, ces larmes
coulent pour toi seul, bien-aimé.
Si tu ne sens pas l’appel de l’amour,
je trouverai la paix dans la mort !
Les mises en scène de cet opéra, La Flûte enchantée, rivalisent toujours de poésie et de magie.
Nous avions commencé par évoquer, sans retrouver son nom, le peintre italien Giuseppe Arcimboldo, dont les oeuvres picturales sont souvent associées à la musique des Quatre saisons, du compositeur vénitien, Antonio Vivaldi.
